Questions fréquemment posées

Faut-il un brevet pour piloter un ULM ?

Oui, il faut être détenteur d’un brevet de pilote ULM, spécifique à chaque classe d’ULM, délivré par le Ministère des Transports à l’issue d’un examen qui comporte :

  • une partie théorique portant sur différents domaines de connaissances tels que la sécurité, la réglementation, la navigation, la météorologie et l’aérologie, la mécanique de vol…
  • une partie pratique démontrant les capacités du candidat à pouvoir manoeuvrer un ULM de la classe considérée. Une expérience supplémentaire, contrôlée par un test en vol, est nécessaire pour obtenir une ”autorisation d’emport de passager”.

A quel âge peut-on débuter une formation pilote ULM ?

L’âge minimum requis est de 15 ans pour piloter, 18 ans pour être instructeur.

Le brevet de pilote peut être obtenu selon une procédure simplifiée pour les personnes déjà titulaires de certains titres aéronautiques (brevet de pilote avion, planeur, hélicoptère ou autres…)

Combien de temps dure une formation pilote ULM ?

Cette durée est variable selon la classe d’ULM’s, selon le type d’ULM’s choisi… et la facilité d’apprentissage de l’élève pilote.

A titre d’exemple, le programme de formation établi par la FFPLUM est de 50 leçons, soit environ 25 heures de formation en vol pour un brevet ‘multiaxe’ ou ‘autogire’.

Peut-on commencer le formation de pilote ULM n’importe quand dans l’année ?

Oui.
Le chef pilote vous rencontrera pour fixer avec vous la programmation de vos séances d’instruction.
Il vous affectera un instructeur (lui même ou un des instructeurs reconnus par l’école de pilotage) et vous fera remplir avec le secrétariat, les différentes formalités administratives.

Si je suis disponible, quel est le meilleur rythme pour mon instruction en vol ?

Une séance par semaine est le rythme minimal conseillé pour une progression standard. Cependant votre instructeur adaptera son enseignement à votre rythme.
Chez Air Evasion, les brevets se passent dans une fourchette assez large de 6 mois à 2 ans.
Sachez enfin que des stages accélérés (4 vols par semaine par exemple) sont possibles, mais seulement si votre capacité d’assimilation le permet.

Est-il possible de commencer à voler en hiver ?

Vous pouvez profiter de la saison d’hiver pour faire vos premières heures de vol en double commande sur simulateur de vol et même sur le CTLS, puisqu’il est équipé du chauffage.
Les plus mauvaises journées vous permettront de travailler les épreuves théoriques. Ainsi dès le retour des beaux jours, vous serez prêt pour les vols solo et les navigations.

Pilote t-on dès le premier vol ?

Bien sûr, vous êtes venu pour cela.
Votre instructeur sera évidemment avec vous (et durant encore de nombreuses séances d’instruction en vol).
Nos avions-écoles et simulateur de vol sont équipés d’une double commande qui permettra à votre instructeur de réaliser des démonstrations et de reprendre les choses en mains chaque fois qu’il l’estimera nécessaire.

Lorsque j’ai réussi mon brevet de pilote, puis je me perfectionner avec un instructeur ?

C’est bien sûr vivement conseillé. De surcroît, si vous n’avez pas volé au minimum 6 heures au cours du dernier trimestre sur un type d’ULM’s, il est obligatoire, au sein du Club ULM Air Evasion, de refaire un vol de contrôle avec un instructeur avant de pouvoir reprendre les vols solo. Ceci pour vous assurer de pouvoir voler en toute sécurité !

Faut-il apprendre l’anglais pour piloter ?

Non, puisqu’en FRANCE toutes les relations radio avec les organismes de contrôle de la circulation aérienne peuvent se faire en français. Néanmoins la compréhension des messages radio transmis, en anglais, par les avions étrangers ou militaires contribue à la sécurité aérienne en général et à la vôtre en particulier.

Pour vous entraîner ou pour le “fun” vous pouvez émettre vos messages en anglais sur le territoire national.

Par contre, dès que vous sortirez des frontières (également en Belgique (Nord), il vous faudra une bonne maîtrise de la langue de Shakespeare et disposer d’une qualification particulière (formation organisée par l’école de pilotage).

Un pilote ULM peut-il voler où il veut ?

Comme tous les engins volants, un ULM est soumis aux ‘Règles de Circulation Aérienne’. Il est de plus limité au mode dit de ”Vol à Vue”. Cela signifie qu’il ne peut voler que de jour (de 30′ avant le lever du soleil, à 30′ après le coucher du soleil), en dehors des nuages, avec une visibilité minimale définie par les règlements. Le pilote doit toujours avoir la vue du sol.

  • Il peut évoluer librement dans tout l’espace aérien appelé ‘espace non contrôlé’, pour lequel il n’existe pas de contraintes spécifiques établies par les Services de la Navigation Aérienne.
  • D’autres espaces dits ‘espaces contrôlés’ sont soumis à autorisation pour y pénétrer. C’est le cas par exemple des espaces situés autour ou à proximité des aérodromes, dans les couloirs aériens d’avions de ligne, dans certaines zones militaires…
  • Enfin, il existe des espaces dont la pénétration est interdite, à titre temporaire ou permanent (certaines zones militaires, ou les centrales nucléaires par exemple).

Toutes ces informations sont reportées sur les cartes aéronautiques que les pilotes doivent avoir à bord de leur appareil lorsqu’ils s’éloignent de leur base d’attache.

Un ULM peut-il décoller et atterrir n’importe où ?

Contrairement aux avions, un ULM peut décoller et atterrir en dehors des aérodromes. C’est là l’un de ses principaux attraits.

  • Un ULM peut décoller et atterrir occasionnellement sur un terrain ayant les caractéristiques suffisantes (terrain dégagé, de 200 à 300m de long et 20 de large) à condition d’avoir l’autorisation de son propriétaire ou ayant droit, et d’avertir le maire de la commune. Un tel terrain est appelé ‘plate-forme occasionnelle’.
  • Si le terrain est utilisé régulièrement, il est considéré comme ‘plate-forme permanente’ et doit faire l’objet d’un arrêté préfectoral d’autorisation d’utilisation.
  • Les ULM peuvent, sauf cas particulier, décoller et atterrir librement sur les aérodromes ‘non contrôlés’ (cas de nombreux aérodromes à faible trafic) mais doivent demander une autorisation sur les aérodromes ‘contrôlés’.
  • En cas d’atterrissage d’urgence, la priorité du pilote est d’assurer la sécurité de son vol, atterrissage compris, il choisit alors le terrain qui lui semble le mieux adapté à cette manoeuvre.

A quelle altitude un ULM peut-il voler ?

En dehors des procédures de décollage et atterrissage, la réglementation impose une hauteur minimum au dessus du sol, hors de tout obstacle artificiel ou rassemblement de personnes, de 500 pieds (env. 150 m).

La nature des ‘obstacles’ survolés (usine, agglomération, rassemblement de personnes…) entraîne des hauteurs de survol minimum spécifiques.
L’altitude maximum réglementaire est de 19 500 pieds (env. 5 950 m).

Dans la pratique, le plafond dépend des qualités de la machine : plus on monte, moins l’air est dense, donc capable de ‘porter’ l’aéronef qui doit alors développer plus de puissance pour continuer à monter. Compte tenu de ses caractéristiques de puissance et de surface portante, il existe ainsi pour chaque appareil un ‘plafond théorique’, qui se situe souvent entre 4000 m et 5000 m, à partir duquel il ne monte plus. Cette limite est amplement suffisante pour notre forme d’aviation.

La plupart des ULM évoluent entre 300m et 1500 m au dessus du sol, hauteur permettant de profiter au mieux du paysage.

Que se passe t-il si le moteur s’arrête ?

De par sa conception, l’ULM est un aéronef capable de planer.

Par conséquent, si le moteur s’arrête, le pilote peut manoeuvrer son ULM pour le faire atterrir sur un terrain d’atterrissage improvisé (procédure appelée ”posé en campagne” selon le langage officiel, ou ”aller aux vaches” dans le langage des pilotes !).

La panne moteur n’est nullement une cause d’accident en ULM.

Cet aléa fait partie des incidents pouvant survenir à tout instant du vol. C’est la raison pour laquelle tout pilote, au cours de sa formation, apprend à poser son appareil moteur coupé.

Par mesure de sécurité, un pilote doit conduire son vol de manière à être toujours à proximité d’un terrain permettant un atterrissage d’urgence, ce qui suppose en outre de voler à une hauteur de vol suffisante (300 à 500 m/sol minimum) pour pouvoir conduire cette manoeuvre avec le maximum de sécurité.

Est-ce que voler en ULM est dangereux ?

Non ! Mais le vol est une activité qui doit être pratiquée avec beaucoup de rigueur, en respectant scrupuleusement les règles en vigueur et en étant extrêmement attentif aux conditions météorologiques. Les statistiques montrent aujourd’hui que l’ULM n’est pas plus dangereux que les autres activités aéronautiques. Mais l’ULM souffre encore d’une image négative héritée des balbutiements et des approximations qui avaient cours au début des années 1980, alors que l’activité est maintenant parfaitement mature. Environ 90% du parc d’ULM est produit par des constructeurs professionnels qui maîtrisent parfaitement les règles de l’art. Un appareil moderne, qu’il soit de technologie ”tubes et toile” ou ”composite”, s’il est correctement entretenu et utilisé selon les prescriptions de son constructeur, apporte un niveau de sécurité comparable à celui d’un avion léger. La faculté de pouvoir poser facilement un ULM en fait un élément de sécurité supplémentaire. De même, la faible masse volante de l’ULM (450 Kg maximum) permet de l’équiper d’un parachute de secours qui, en cas de grosse difficulté rendant l’appareil ingouvernable, pourra ramener au sol l’ensemble machine et équipage. L’analyse des causes d’accident les plus fréquentes montre que malheureusement, comme en matière de circulation routière, c’est souvent le comportement du pilote qui est en cause. Vols rasants, acrobaties, conditions météorologiques insuffisantes, fatigue… sont souvent à l’origine d’accidents qui pourraient être évités.

Quelles sont les avantages de l’ULM ?

L’ULM :

  • C’est la possibilité de s’envoler en l’air sans contrainte inutile.
  • C’est la possibilité de posséder son propre aéronef pour un budget équivalent à celui d’une auto.
  • C’est la possibilité de le garer chez soi, en s’envolant du « jardin ».
  • C’est la possibilité de voyager, même loin.
  • C’est l’assurance de se faire plaisir, à chaque vol .
  • C’est l’assurance de rencontrer des gens passionnants parce que passionnés.
  • C’est être responsable, aussi bien de son appareil, que de ses vols, de son attitude.

Je porte des lunettes. Est-ce un problème ?

Non, sous réserve que la correction apporte une acuité visuelle convenable qui est évaluée par le médecin.

Quelles sont les formalités médicales ?

Il n’y a pas de formalités médicales pour l’obtention du brevet ULM français. La FFPLUM demande lors de la première affiliation la délivrance d’un certificat médical de non-contre-indication à la pratique de l’ULM.

Pour guider le médecin dans son examen voici la liste des contre-indications édictées par le médecin de la FFPLUM :

  • Insuffisance staturo-pondérale
  • Maladies cardio-vasculaires à l’origine de troubles à l’éjection ventriculaire gauche et/ou de troubles du rythme à l’effort ou lors de la récupération
  • Lésions pleuro pulmonaires évolutives
  • Affections morphologiques statiques et/ou dynamiques sévères, en particulier du rachis dorsolombaire, avec risque de pathologie aiguë ou d’usure accélérée
  • Épilepsie, pertes de connaissance, vertiges, troubles de l’équilibre
  • Troubles métaboliques mal équilibrés et non contrôlés avec retentissement sur la vigilance

Après examen clinique, le médecin vous délivre un certificat médical d’aptitude à la pratique des activités aéronautiques.
Cette aptitude est acquise définitivement.

Quelles sont les conditions d’obtention du brevet de pilote ULM ?

– Avoir obtenu un examen théorique commun à toutes les classes d’ULM.
– Avoir satisfait à un examen au sol pour la classe d’ULM concernée (3 axes).
– Avoir satisfait à un test en vol avec un instructeur habilité.

Quel est le prix d’un ULM ?

Le prix est très variable suivant la classe d’ULM, sa motorisation, neuf ou occasion, construction amateur ou appareil du commerce, …
La plage de prix d’un pendulaire neuf se situe entre 15.000 et 35.000 euros.
Dans le cas du multi-axes, les prix varient de quelques dizaines de milliers d’euros jusqu’à plus de 100.000 euros pour certains modèles haut de gamme.
Les hélicoptères ULM peuvent coûter plus de 170000 euros.

Quels sont les avantages d’une licence française ?

Contrairement à la licence belge, il n’y a pas d’examen médical périodique pour conserver sa licence de pilote ULM.
L’examen pratique se déroule au sein de la structure de formation dans laquelle l’élève pilote suit son apprentissage pratique.

Peut-on voler en Belgique avec une licence française ?

Oui, mais sur un ULM identifié en France qui a préalablement reçu l’autorisation de survol du territoire belge.

Dois je prévoir un équipement spécial ?

Non, si ce n’est une bonne paire de lunettes de soleil et des vêtements adaptés à la météo.

Est-ce qu’un ULM est équipé d’une radio ?

Actuellement c’est généralement le cas, même si la réglementation ne l’impose pas partout.
En effet, un ULM est utilisé en ‘vol à vue’ (VFR pour Visual Flight Rules). Le pilote doit toujours utilisé la vision comme élément de sécurité principal. La radio permet d’augmenter le degré de sécurité, surtout aux alentours des aérodromes, lors des phases de décollage et d’atterrissage.
Dans la majorité des aérodromes contrôlés, elle est obligatoire.

Quelle est la vitesse d’un ULM ?

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.Elle est très variable suivant le type d’appareil.
Le paramoteur ne permet de voler que très lentement, environ 30km/h.
La vitesse du pendulaire dépend des caractéristiques de l’aile, sa vitesse se situe généralement entre 80 et 120Km/h. Tout dépend des caractéristiques de son aile.
Le multiaxes est l’ULM dont la plage de vitesse est la plus variée : certains modèles évoluent à des vitesses proches de 100Km/h tandis que certains autres peuvent atteindre 300Km/h en croisière.

Quelle est l’autonomie d’un ULM ?

Cela dépend fortement de la machine (contenance du réservoir, mono ou bi-place, motorisation, design aérodynamique, …).
A titre d’exemple, la machine Club consomme environ 14 litres d’essence par heure.
Avec ses réservoirs de 72 litres et en gardant une marge de sécurité, cette machine peut donc voler un peu plus de 4,5 heures sans escale et donc parcourir environ 550 Km si le vent de face n’est pas trop conséquent.

Je possède mon brevet de pilote d’avion, hélicoptère, ou planeur, puis-je piloter un ULM ?

Il n’y a plus d’équivalence avec les brevets avion, hélico, ou planeur. En revanche votre licence vous dispense de passer l’examen théorique ULM. Vous devrez donc, après quelques séances d’entraînement (le nombre dépend de vos capacités d’adaptation personnelle), satisfaire à un test en vol avec un instructeur habilité. Des conversions PPL/ULM sont organisées au sein de la structure de formation, adaptées aux besoins de chacun.

Quel est le budget nécessaire ?

La question est souvent posée, mais combien ça coûte? Cela doit être très cher !
L’ULM a rendu le vol plus accessible, et a démocratisé ce loisir. Il faut compter de 20 à 25 heures de vol en moyenne.

Attention, ceci ne rend tout de même pas le vol gratuit, surtout après le coup de pouce aux tarifs des carburants.
Le tarif de l’heure de vol est influencé par plusieurs facteurs :
Le prix de l’appareil qui varie entre 30000 et 150000 euros.
Assurances RC, protection juridique, Assurance dégâts matériels
Frais de stationnement dans le hangar
Frais de maintenance (par atelier, ou par soi-même)

La location d’un appareil avoisine les 105 euros de l’heure tout compris.